Organisation Syndicale Multi-Catégorielle

Agression au CP de Valence, deux collègues blessés le 14 août

Le 14 août 2026, vers 17h55, lors de la distribution du repas au Centre Pénitentiaire de Valence, deux de nos camarades ont été gravement agressés. Un détenu atteint de troubles majeurs du comportement s’est rué sur nos collègue en proférant des menaces de mort, en hurlant des paroles incohérentes, avant de le frapper avec une violence inouïe. Des objets en verre ont été projetés. Nos collègues ont été blessés. L’intervention des renforts s’est déroulée dans des conditions particulièrement difficiles et dangereuses. Le plus gravement atteint de nos collègues est ressorti des urgences avec 4 jours d’ITT

L’UFAP UNSA JUSTICE DU CP DE VALENCE LE CRIE HAUT ET FORT : CE N’EST PAS UN EVENEMENT ISOLE ! C’EST L’EXPRESSION D’UN SYSTEME PENITENTIAIRE EN FAILLITE.

Depuis des semaines, c’est une véritable flambée de violence qui frappe nos agents au CP de Valence. Chaque jour, nos collègues sont livrés sans protection à des détenus souffrant de troubles psychiatriques gravissimes, totalement inadaptés et l’administration le sait.

Ces situations explosives ne sont plus l’exception. Elles sont devenues la norme. Et l’administration pénitentiaire, plutôt que d’agir, se réfugie dans le silence et l’inaction coupable. Comment l’État peut-il demander à nos agents de maintenir l’ordre et la sécurité avec les moyens actuels ?

Nous n’avons pas oublié. Le 15 août 1992, à la Maison d’Arrêt de Rouen, nous avons perdu Francis CARON, Surveillant Principal, lâchement assassiné par un détenu psychiatrique pendant le sondage des barreaux, seul. Seul comme nos collègues le sont chaque jour.

TRENTE-QUATRE ANS SE SONT ÉCOULÉS. TRENTE-QUATRE ANS ET RIEN N’A CHANGE.

ICI A VALENCE, CURIEUSEMENT, L’ADMINISTRATION TROUVE LES MOYENS D’AMELIORER LES CONDITIONS DE VIE DES DE-TENUS EN RAJOUTANT DES PROMENADES, MAIS N’EN A CURE DE LA SECURITE ET DE LA VIE DE SES AGENTS.

L’administration nous ressert le même discours creux. Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets meurtriers. Les détenus violents et psychiatriques ne sont pas mieux pris en charge. Ils ne sont pas extraits de la détention ordinaire. Les structures adaptées, tant promises, n’existent toujours pas. Pendant ce temps, nos collègues continuent à risquer leur vie dans l’indifférence d’une hiérarchie qui compte plutôt les budgets que les cercueils.

L’UFAP UNSa Justice du CP de Valence dénonce ce sacrifice inacceptable. Le temps des promesses est révolu. L’administration doit agir maintenant !

L’UFAP UNSa Justice du CP de Valence exige la création d’équipes mobiles déployées en détention pour en finir avec l’isolement qui tue nos collègues.

L’UFAP UNSa Justice du CP de Valence le rappelle il faut extraire définitivement et rapidement de la détention classique les détenus atteints de pathologies psychiatriques graves.

L’UFAP UNSa Justice du CP de Valence exige une évaluation rigoureuse et continue de la population pénale selon le niveau réel de dangerosité.

L’UFAP UNSa Justice du CP de Valence exige le comblement des postes vacants, 48 au CP de Valence au 1er septembre 2026, c’est un aveu d’agonie de l’administration qui se cache derrière des données statistiques.

Chaque jour sans réponse expose un peu plus nos collègues. L’administration connaît désormais la gravité de la situation : elle ne pourra pas prétendre qu’elle ne savait pas.

L’UFAP UNSa Justice du CP de Valence s’est immédiatement mise à disposition du collègue le jour même et l’accompagne dans ses démarches.

Soutien total à nos deux collègues agressés le 14 août 2026, ainsi qu’à l’ensemble des personnels intervenus.

L’UFAP UNSa Justice du CP de Valence ne cédera pas. Nous exigeons des actes immédiats pour une politique pénitentiaire enfin ambitieuse, cohérente et ancrée dans la réalité du terrain.

Parce que la vie de nos collègues n’est pas négociable.

Valence le 17 août 2026

Pour le bureau Local Fabrice SALAMONE

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