L’UFAP UNSa Justice alerte depuis plusieurs mois sur la situation particulièrement préoccupante de la maison d’arrêt de Limoges. Surpopulation carcérale, manque de moyens, surcharge de travail et conditions de travail qui se dégradent : nos alertes sont restées sans réponse à la hauteur de la situation.
Et aujourd’hui, c’est une nouvelle fois nos collègues qui en paient le prix.
Samedi 15 août 2026 au matin, la violence a une nouvelle fois frappé nos personnels dans l’exercice de leurs fonctions. Plusieurs agents ont été blessés, dont l’un grièvement, victime d’une fracture de la main.
Cette agression n’est malheureusement pas un fait isolé. Le détenu C., déjà connu pour des faits de violence envers des codétenus, a une nouvelle fois fait preuve de violence, cette fois à l’encontre du personnel pénitentiaire.
TROP C’EST TROP ! LA VIOLENCE NE DOIT PLUS ÊTRE BANALISÉE !
Depuis plusieurs semaines, la maison d’arrêt de Limoges connaît une surpopulation qui dépasse les 250 %, faisant peser une pression permanente sur les personnels. À cela s’ajoutent des conditions de travail indignes : chaleur excessive, présence de punaises de lit, surcharge de travail et manque de moyens.
Face à cette situation, l’UFAP UNSa Justice exige des mesures immédiates. Nous demandons que des transferts soient réalisés et que les critères de transfert soient profondément revus afin de tenir compte de la dangerosité et des antécédents de certains détenus.
Nous demandons également que l’agresseur soit transféré à l’issue de son quartier disciplinaire.
Si aucune mesure concrète n’est rapidement mise en œuvre, l’UFAP UNSa Justice appellera à un blocage total de la maison d’arrêt de Limoges.
L’UFAP UNSa Justice tient à saluer le professionnalisme et le sang-froid des agents intervenus et apporte tout son soutien aux collègues blessés, auxquels elle souhaite un prompt rétablissement.
L’UFAP UNSa Justice restera pleinement mobilisée et vigilante sur l’avenir de la maison d’arrêt de Limoges.