Organisation Syndicale Multi-Catégorielle

ASSEZ DU MÉPRIS : RECONNAISSANCEET JUSTICE POUR LES AGENTS ESP !

L’administration pénitentiaire refuse toujours de payer les paniers repas aux agents PREJ et ELSP en mission locale.
Les agents du PREJ assurent chaque jour la continuité des extractions judiciaires, souvent dans des conditions difficiles. Pourtant, l’administration refuse de verser les paniers repas, prétextant que les missions s’effectuent « dans la localité ».
Pourtant le décret n°2006-781 du 3 juillet 2006 à l’alinéa 2 du 8° de son article 2 prévoit clairement une
possibilité de dérogation : « Toutefois lorsque l’intérêt du service l’exige et pour tenir compte de situations particulières, un arrêté ministériel ou un arrêté ministériel ou une délibération du conseil d’administration de l’établissement peut déroger à l’application du 8° ci-dessus. »
Une injustice flagrante au ministère de la Justice !
Les agents travaillent à l’extérieur, sans possibilité de rentrer sur leur site, contraints de se restaurer sur le
terrain… quand c’est possible. Les repas pris hors du lieu habituel de travail doivent être indemnisés, conformément aux textes réglementaires.
Des équipes à bout de souffle…
Aujourd’hui, le taux de couverture des PREJ atteint à peine 50 %.
Malgré ce sous-effectif chronique, les collègues assurent les missions avec professionnalisme, enchaînant les journées intenses et les déplacements.
En retour ? Aucune reconnaissance et désormais le refus d’un droit pourtant élémentaire.
Les ELSP ne sont pas mieux traités !
Les ELSP effectuent des astreintes de jour comme de nuit, quittant leur foyer à tout moment pour répondre aux besoins du service… Mais aucune compensation réelle ni reconnaissance ne leur est accordée.
Ils garantissent la sécurité et la continuité du service public pénitentiaire, souvent dans l’ombre, sans la
moindre revalorisation.
L’UFAP UNSa Justice de Paris exige :
– Le paiement immédiat des paniers repas pour toutes les missions ESP ;
– La reconnaissance officielle du travail des ESP, avec une revalorisation des astreintes-
l’indemnité d’astreinte est en totale décalage avec les heures d’astreintes effectuées
réellement ;
– Un renforcement urgent des effectifs pour atteindre un taux de couverture décent ;
– L’ouverture de négociations sérieuses sur les conditions de travail et les indemnités.
L’administration doit arrêter d’exploiter les agents ESP et entendre le cri de désarroi du
terrain !
Assez du mépris ! Les agents ESP ne demandent pas des privilèges, mais le respect de leurs
droits et de leur engagement. Qui de la Direction interrégionale, de la Direction de
l’Administration Pénitentiaire ou du ministère de la Justice fera preuve de reconnaissance
envers ces femmes et ces hommes qui, au détriment de leur famille et leur santé, assurent la
continuité du service public pénitentiaire ?

Partager :

À voir aussi
Nationale
Régionale
Cliquez-ici pour modifier vos préférences en matière de cookies