Mamoudzou, le 27/10/2026
Au SPIP de Mayotte, les personnels tiennent le service à bout de bras ! Chaque CPIP y suit deux fois plus de dossiers que ce que préconise les organigrammes de références. Pour l’UFAP UNSa Justice SPIP 976, on aurait pu attendre de la direction un minimum de reconnaissance et de considération. C’est tout l’inverse qui se produit !
Depuis plusieurs mois, la méthode est toujours la même : décider d’abord, informer ensuite… quand on prend la peine d’informer. Les agents découvrent les décisions qui les concernent au détour d’un courriel automatique, sans explication et sans le moindre entretien.
Le télétravail en est l’illustration parfaite. Des jours fixes sont supprimés dans Harmonie sans que l’agent en ait fait la demande, et ces suppressions sont reconduites semaine après semaine, sans décision écrite ni motivée. Quand l’agent demande pourquoi, la seule réponse est une « nécessité de service » jamais expliquée, jamais motivée ! Pourtant, les textes sont clairs : toute fin ou réduction du télétravail doit faire l’objet d’une décision écrite et motivée, précédée d’un entretien, avec un délai de prévenance de deux mois (art. R. 432-11 et R. 432-12 du CGFP, circulaire du 23 février 2024) !
À cela s’ajoutent des appréciations sur la manière de servir d’agents adressées par mail à plusieurs destinataires, plutôt qu’en entretien comme l’exige le simple respect des personnes. Des demandes écrites restent sans réponse. Et que dire du procès-verbal du CSA du 31 août, toujours pas publié deux mois plus tard ?
En bref, du respect et un dialogue social à sens unique !
| Faut-il le rappeler ? Le chef de service a l’obligation de protéger la santé physique et mentale des agents placés sous son autorité, et de prévenir les risques liés à l’organisation du travail et aux relations sociales (art. L. 4121-1 et L. 4121-2 du code du travail, applicables par le décret n° 82-453). Ce n’est pas une option, c’est une obligation ! |
Soyons clairs : les responsabilités sont à rechercher du côté de la direction, dans ses choix et dans sa méthode. Comment peut-on sérieusement demander toujours plus à des agents déjà surchargés, tout en leur refusant le respect le plus élémentaire ?
L’UFAP UNSa Justice n’a pas attendu pour agir ! Nous avons défendu par écrit, textes à l’appui, chaque collègue privé de ses jours de télétravail. Et nous n’en resterons pas là : nous demandons à la direction le document unique d’évaluation des risques professionnels, avec son volet sur les risques psychosociaux, ainsi que l’inscription d’un point « climat social au SPIP de Mayotte » au prochain CSA.
Nous invitons chaque agent à consigner les situations vécues dans le registre santé et sécurité au travail, à consulter le médecin du travail si sa santé en souffre et, surtout, à ne pas rester seul : la section est là pour vous accompagner.
| La situation a assez duré ! L’UFAP UNSa Justice de Mayotte exige des décisions écrites, motivées et précédées d’un entretien, le respect strict de la circulaire télétravail, une réponse à chaque demande écrite et la publication sans délai des procès-verbaux du CSA. Le respect n’est pas un privilège, c’est un droit ! A défaut, nous saurons prendre nos responsabilités… |