Organisation Syndicale Multi-Catégorielle

Bientôt ce sera un flingue !!!!

Carcassonne le 18 mai 2026

Depuis des mois, à la maison d’arrêt de Carcassonne, les nuits se suivent et se ressemblent : projections, drones, appels des riverains, interventions à répétition, fouilles au petit matin… et, au bout du compte, des saisies qui ne représentent qu’une infime partie de ce qui entre réellement en détention.

Ce matin encore, les agents ont découvert 5 téléphones portables, 160 grammes de résine de cannabis et, plus grave encore, un couteau doté d’une lame en acier de 25 centimètres.

Voilà où nous en sommes.

Pendant que le narcotrafic prend de plus en plus de place, pendant que les tensions montent autour de la prise en main du « business », pendant que les bagarres se multiplient, l’administration continue de gérer la situation comme si elle pouvait encore se contenter de rustines et de demi-mesures.

Des séparations ont été mises en place ? Très bien. Mais dans un établissement en surpopulation permanente, chacun sait que cela ne règlera rien sur le fond. Ce n’est pas une réponse sérieuse à une situation qui se dégrade de jour en jour.

Et demain, qui sera la cible ?

Un détenu ?

Un surveillant ?

Un collègue agressé dans l’exercice de ses fonctions ?

Le bureau local UFAP UNSa Justice le dit clairement : nous refusons d’attendre qu’il soit trop tard.

Les caillebotis du rez-de-chaussée, seuls maigres remparts contre les projections, sont réparés quasiment chaque jour… avant d’être à nouveau détériorés dans la foulée. Cette situation est absurde. Elle est surtout révélatrice d’une administration qui court derrière les conséquences au lieu de traiter enfin les causes.

Une question se pose donc avec force : où sont les filins de protection ?

Ces dispositifs existent dans plusieurs établissements de la région. Pourquoi pas à Carcassonne ? Notre établissement vaudrait-il moins que les autres ? Faudra-t-il qu’un agent tombe, qu’un drame éclate, pour que l’administration accepte enfin de prendre la mesure du danger ?

Le bureau local UFAP UNSa Justice exige :

  • La mise en place immédiate de filins antiprojections ;
  • Des moyens humains et matériels à la hauteur ;
  • Une sécurisation renforcée de l’établissement ;
  • Une prise de conscience réelle et immédiate de l’administration.

Parce qu’aujourd’hui, il ne s’agit plus d’un simple problème de détention.

Le bureau local

UFAP UNSa Justice MA Carcassonne

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