Ce dimanche, lors d’une simple fouille de cellule, nos collègues ont visiblement mis la main sur le stock d’un grossiste bien organisé :144 grammes de résine de cannabis,21 grammes de cocaïne,3 téléphones de marque APPLE, des feuilles de compte, soigneusement tenues, avec surnoms et montants à encaisser et 1 couteau en céramique d’une lame de 7 cm.
Alerte info : Nouvelle start-up à VLM ! La cellule 561 un vrai modèle de gestion !
On se demande parfois pourquoi Bercy n’a pas encore sollicité nos pensionnaires pour des conseils en gestionet logistique…
Si seulement l’administration faisait preuve d’autant de rigueur dans le suivi des moyens humains et matériels, les personnels ne seraient peut-être pas laissés seuls face à cette économie parallèle florissante.
Pendant que le commerce illégal prospère derrière les barreaux…les personnels, eux, tiennent la boutique. Sans effectifs suffisants, sans moyens et matériels, et dans une structure envahie de nuisibles.
Mais tout va bien ! Ici comme ailleurs, demain, le jour se lèvera, et on nous expliquera que “tout est sous contrôle”
Cette découverte révèle des trafics aussi rentables qu’organisés, des moyens de communication high-tech toujours plus présents, et surtout… une lutte perdue d’avance, faute de moyens. Pendant que les priorités politiques regardent ailleurs, des armes blanches de plus en plus nombreuses circulent en détention.
L’UFAP UNSa Justice du CP de VLM salue le professionnalisme, la vigilance et la réactivité des agents ayant permis cette découverte.
Combien de découverte faudra-t-il encore avant une réaction concrète ?
Faut-il installer un terminal de paiement en cellule pour officialiser le trafic ? Ou créer un BTS “Commerce en détention” pour valoriser ces nouvelles compétences ?
Parce qu’à ce rythme-là, la détention devient un supermarché, et les surveillants, les vigiles d’un commerce bien achalandé.
Pour l’anecdote : les deux détenus concernés ont été extraits hier dans la journée pour une garde à vue, avant de réintégrer l’établissement aujourd’hui en fin d’après-midi, visiblement ravis de retrouver le confort de leur cellule Business Class.
Ici et ailleurs la routine des pénitentiaires impuissants et un triste constat celui d’une administration à bout de souffle.
L’UFAP UNSa Justice du CP de VLM exige des moyens humains, technologiques et financiers à la hauteur des enjeux, afin de mettre un véritable coup d’arrêt à la circulation de substances et d’objets interdits en détention, et garantir la sécurité des agents.
L’UFAP UNSa Justice du CP de VLM demande que les agents soient félicités à la hauteur de leur engagement.
M.O secrétaire locale de L’UFAP UNSa Justice du CP de VLM