Organisation Syndicale Multi-Catégorielle

CD ROANNE : LE TRAVAIL C’EST LA SANTE

Roanne, le 22/06/2023

Henri Salvador chantait : « le travail c’est la santé. »

Pour les plus jeunes, Henri Salvador n’était pas un surveillant mais bien un chanteur, qui du reste, il le disait lui-même, ne travaillait pas beaucoup.

Cette analogie n’est pas anodine, pour l’UFAP-Unsa Justice, puisqu’au-delà de son amour pour la chanson française, force est de constater que les agents travaillent de plus en plus.

Pour, l’UFAP-Unsa Justice, on n’est pas loin des travaux forcés.

Que l’on soit personnel administratif, CPIP, officier, surveillant, le constat est invariablement le même, la quantité de travail est toujours plus grande mais les agents sont de moins en moins nombreux.

Jadis, il était rare pour un surveillant de dépasser les 108 heures supplémentaires réglementaires par trimestre, aujourd’hui, ce n’est plus un tabou, elles sont régulièrement dépassées.

Et ce phénomène touche l’ensemble des agents qui sont exténués.

A cela s’ajoute une détention qui est de plus en plus violente, où la drogue circule librement dans des proportions gargantuesques.

Pas plus tard que ce mardi 22 juin, grâce à l’insistance et au courage d’une surveillante, un paquet de 49 grammes de résine de cannabis a été trouvé sur un détenu qui attendait gentiment qu’on lui ouvre sa grille palière.

Que l’on soit surveillant, CPIP, premier surveillant et officier, la violence physique et verbale touche tous les agents !!!

Pour autant, rien ne change pour les personnels.

L’AP se plie en 4 pour la population pénale, bouquet de télévision, appel vidéo possible, téléphone en cellule et demain, des tablettes pour passer commande, plus fort que Leclerc Drive.

Mais pour les personnels, qu’en est-il ?

A part interdire l’utilisation trop intense de la climatisation, les personnels ne voient pas grand-chose venir.

Les notes de service tombent avec des modes dégradés.

Et ce n’est pas la « réforme historique » du trio GDS/DAP/FO qui va sortir l’AP du marasme dans lequel elle se trouve.

L’UFAP-Unsa Justice s’inquiète de cette violence endémique et institutionnel.

L’UFAP-Unsa Justice s’inquiète aussi du manque d’agent sur notre structure.

L’UFAP-Unsa Justice demande une vraie réflexion sur la gestion de la détention, et les conditions de travail de l’ensemble des agents.

L’UFAP-Unsa Justice rend hommage à nos collègues qui ont été lâchement attaqués à l’arme
blanche dernièrement en région parisienne.

L’UFAP-UNSa Justice une présence quotidienne !
Jean-Louis Picornell pour l’UFAP-Unsa Justice

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