Le Centre Pénitentiaire de Troyes-Lavau, ouvert depuis à peine deux ans, affiche sur le papier 176 agents en poste sur 192. Un taux de couverture qui pourrait sembler satisfaisant …. A première vue.
Mais derrière ces chiffres, la réalité est tout autre : seuls 159 agents sont réellement disponibles aujourd’hui pour faire fonctionner le service.
Malgré cela, certains continuent d’affirmer que « nous ne manquons pas de moyens humains », au motif que les taux de couverture seraient similaires dans d’autres établissements.
Nous leur rappelons que la comparaison statistique ne remplace pas la réalité du terrain. La résilience des agents a permis de maintenir le cap jusqu’ici, mais elle a ses limites : on ne peut pas durablement faire tourner un établissement avec des effectifs amputés et une pression constante.
Le bureau local UFAP UNSa Justice demande la reconnaissance de la situation réelle et des renforts concrets, plutôt que des discours rassurants…
Parce qu’à force de se contenter de miettes, les agents s’épuisent et la qualité du service finit, elle aussi, par s’effriter.
Il est temps que la réalité du terrain soit entendue.
La résilience ne peut pas devenir un mode de gestion permanent.
Le bureau local UFAP UNSa Justice exige des moyens à la hauteur des besoins, pour préserver à la fois la santé des agents et la qualité du service rendu.
Les agents ont tenu bon, souvent au prix de leur santé et de leur motivation.
Aujourd’hui, les agents n’attendent plus des remerciements ou des discours, mais des actes concrets.
Assez de bricoler avec des effectifs insuffisants : il faut renforcer les équipes et vite !!!
La secrétaire locale
Mélanie GRZYB