Organisation Syndicale Multi-Catégorielle

CP MAJICAVO: Les agents ne paieront pas l’addition!

L’UFAP-UNSA Justice du CP MAJICAVO avait interpellé le DAP et le Préfet sur la forte probabilité d’un incident majeur sur le CP. Hélas, force est de constater que les derniers événements ont donné raison à notre Organisation Syndicale !

L’ensemble du personnel est au bord de la crise de nerfs en raison des conditions de vies actuelles sur
MAYOTTE, les familles étant délaissées à leur triste sort, sans eau, sans électricité parfois et sans sécurité.

Il faut en avoir du courage pour vivre dans de telles conditions et s’atteler à venir travailler dans une ville asphyxiée et embouteillée, quand à chaque recoin de route on risque des agressions sauvages, des pluies de cailloux…

Malheureusement la maltraitance ne s’arrête pas là …

Notre établissement pénitentiaire est devenu « officieusement » un Centre de Rétention Administratif et un hôpital psychiatrique avec un taux de surpopulation carcérale rarement rencontré.

Un bâtiment représente déjà un CP de taille modeste à part entière (parfois + de 400 dts pour 152 places) avec 8 ou 9 agents … Quelle place pour la déontologie dans tout ça ?!

Comment assurer une mission régalienne qualitative quand on a un effectif comme le nôtre ? Le CGPL est passé, bientôt la MCI, qui on s’en doute, va claironner le Tocsin parce qu’un agent n’aura pas rempli le « cahier machin chose » ! Nous aimerions voir lequel des hauts fonctionnaires qui, travaillant 12 heures à 30-35 °degrés avec + de 130 décibels en continu et avec une ou deux bouteilles d’eau, nous expliquera sur site qu’on est dans une cocotte-minute mais qu’il ne faut pas ménager ses efforts. Euh…ben voyons !
Si nous n’avions pas le sacerdoce régalien chevillé au corps, NOUS, le dernier rempart, serions tombés
depuis fort longtemps…

Nous serions malhonnêtes de dire que rien n’a été fait. Evidemment, quelques dirigeant(es) sont conscient(es) des problématiques et nous soutiennent. Pour le reste, la parole c’est bien gentil mais les actes sont comme le respect porté à notre profession, d’une insignifiance confondante !

Il n’y a pas de place pour une chasse aux sorcières mais bien à nous sortir du marasme de cette situation.
Nous avons demandé du personnel en plus à la hauteur de l’enjeu, nous avons obtenu le dédain…
Dans de telles conditions de travail, Le Ministère et l’Administration devront également assumer « le risque de l’incident ». Le personnel paie suffisamment le prix d’une vie d’oubliée de la République, demain il ne devra pas être désigné coupable des incuries pénitentiaires.

Qui sème le vent, récole la tempête ! et à Mayotte, on ne connaît que le cyclone !

Le bureau local.

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