Organisation Syndicale Multi-Catégorielle

De juillet 2025 à juillet 2026 : de pire en pire

Le jeudi 2 juillet 2026

Le 1er juillet 2025, nous avions déjà eu la désagréable surprise de constater que, sur les 14 agents annoncés en mobilité, seuls 9 avaient effectivement pris leurs fonctions. Dans la foulée, la commission de mobilité suivante ne nous avait accordé qu’un seul agent au lieu des trois attendus.

Nous pouvions espérer que le 1er juillet 2026, la situation s’améliorerait. Bingo ! Sur les 17 agents mutés annoncés, seuls 11 ont finalement rejoint l’établissement à ce jour. Quant à la prochaine mobilité, le verdict était déjà tombé : zéro agent pour Perpignan, entraînant une forte mobilisation devant les portes de l’établissement le 27 avril 2026.

Pourtant, notre établissement devra faire face, entre ce début juillet et la fin de l’année, à sept départs supplémentaires à la retraiteQuid en 2027, sans aucun agent muté ?

Entre-temps, nous avons eu droit à un changement de direction et, dans l’attente de la prise de fonctions de la nouvelle cheffe d’établissement en septembre, la nouvelle Directrice interrégionale nous a envoyé sa secrétaire générale pour assurer l’intérim.

Nous aurions pu espérer :

  • Des renforts en personnel ;
  • Une baisse de la surpopulation carcérale ;
  • Un renforcement de la sécurité de notre site ;
  • Le transfert des détenus ayant été condamnés par la justice pour des agressions et outrages sur les agents de notre établissement
  • Une diminution des extractions médicales, notamment la nuit et les week-ends ;
  • Une réduction des mouvements et activités des détenus, voire la suppression des activités ludiques, comme le demande le garde des Sceaux.

La réalité est tout autre. Ce matin, nous comptions 56 personnels indisponibles sur un effectif de 203 agents. La maison d’arrêt des hommes, en stop-écrou répété, affiche encore un taux d’occupation de 251 %, avec une centaine de matelas au sol. La maison d’arrêt des femmes atteint, quant à elle, 214 % d’occupation, avec une quinzaine de matelas au sol.

Concernant la sécurité et l’amélioration des conditions de travail dans notre établissement, les promesses semblent avoir disparu avec les mutations des auteurs (DI et CE) :

  • Toujours aucune sécurisation du parking des personnels, pourtant promise après l’incendie d’un véhicule, les dégradations commises sur deux autres et le vol du coffre de notre mess ;
  • Toujours aucune climatisation fonctionnelle dans le vestiaire des personnels depuis cinq ans, malgré l’assurance de l’administration que la Rolls-Royce de la climatisation fonctionnerait enfin cet été.

En revanche, la Secrétaire Générale a trouvé le temps d’organiser un groupe de travail sur la gestion des maigres ressources humaines. L’UFAP UNSa Justice a fait le choix de ne pas participer et de ne pas cautionner la gestion de la misère des effectifs.

Selon les informations qui nous sont remontées, les pistes envisagées seraient notamment :

  • La suppression de services existant depuis plus de 25 ans ;
  • La suppression de postes fixes ;
  • La transformation de postes en 6h15 en journées longues ;
  • Le passage des journées de 12h15 à 11h15 afin de ne plus rémunérer les temps de pause.
  • Ne parlons même pas des périodes de vacances ubuesques

En clair :

  • Vous serez présents tout aussi souvent ;
  • Votre charge de travail augmentera ;
  • Et vous serez moins payés.

Voilà donc la réponse qui serait apportée à des années de sous-effectifs chroniques (depuis 2022) et de dégradation de nos conditions de travail.

Nous attendons désormais avec impatience le prochain CSA du 8 juillet afin que la SG de la Direction interrégionale vienne nous expliquer en quoi cette nouvelle régression sociale constituerait une chance pour les personnels.

À l’issue de ce CSA et des réponses apportées par la « shérif générale » de la DI — pardon, par la secrétaire générale de la DI — l’UFAP UNSa Justice avisera.

Les personnels de Perpignan méritent des effectifs, du respect et des moyens.

Pas des économies réalisées sur leur dos.

Pour le bureau local

Le secrétaire Pierre Grousset

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