Organisation Syndicale Multi-Catégorielle

HECATOMBE CHEZ LES PS

Depuis de longs mois, c’est l’hécatombe chez les personnels de surveillance. Les journées s’enchainent et se ressemblent. Rappels sur rappels, les agents sont à bout de forces, et à bout de nerfs.

Plusieurs explications à ce phénomène que nous allons dénoncer ici afin de faire réagir qui de droit, dans l’espoir d’éviter le conflit social qui se profile.

La première réside dans la surpopulation pénale qui avoisine les 160 % et qui, pourtant, ne semble pas faire réagir nos Responsables sur la nécessité, au regard de ce chiffre inquiétant, de désengorger cette structure.

La deuxième est l’épuisement physique et moral des Personnels de cet Etablissement.

Alors que nous escomptions du renfort notamment de la 211ème promotion de surveillants qui vient de sortir de l’école, seulement 3 agents sont arrivés sur le C.P. AITON, et ce n’est pas défaut d’avoir prévenu le 24 juin dernier avec un tract intitulé « PERSONNELS EN DETRESSE ».

Ceux-ci, à peine arrivés, sont déjà balancés dans la fosse aux lions. Pas le temps de leur accorder les doublures habituelles car il manque trop d’agents. D’ailleurs nos jeunes recrues sont déjà rappelées, et oui, il faut bien combler les nombreux postes vacants…

Les Postes fixes sont rappelés à tour de rôle sur les postes non pourvus aux agents postés, soit sur leur repos, soit en plus de leur travail en leur retirant par exemple un après-midi pour qu’ils puissent faire la nuit ou encore lorsqu’ils occupent déjà leur poste ils doivent tenir, en plus, un autre poste, créant ainsi des lacunes sur les différents services.

Les postes UVF 2, DISPO CD et PROMENADE ont disparu, les postes DISPO MA et PCC sont en voie de disparition… Ces postes, pourtant utiles à la bonne organisation des mouvements, sont non comblés au détriment de la sécurité de l’établissement et de ses personnels.

L’été est souvent une période déjà bien merdique au sein de nos détentions : les tensions, les insultes, les menaces et les agressions physiques y sont quotidiennes, fragilisant d’autant plus les Personnels dans l’exercice déjà très difficile de leurs fonctions. A cela s’ajoute les nombreuses modifications de services au détriment de la vie familiale !

L’UFAP-Unsa Justice condamne cette gestion catastrophique des Ressources Humaines et exige le comblement des vacances de postes !

L’UFAP-Unsa Justice demande à l’administration d’adapter les activités et autres mouvements à la pénurie de personnel, en attendant un désencombrement de la structure et l’arrivée de renforts sur la structure.

Annabelle CADET
Secrétaire Locale UFAP-Unsa Justice
C. P. AITON

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