Ce Jeudi 20 aout, une délégation régionale UFAP UNSa Justice
accompagnée du secrétaire Général Alexandre CABY s’est rendue
sur le CP ANNOEULLIN aux côtés du nouveau bureau local pour
rencontrer les personnels et échanger sur leurs conditions de
travail.
Le constat est sans appel, depuis notre dernière visite du mois de
mars, le climat social délétère, lié en partie au management
autoritaire de la directrice ne s’est pas amélioré…
La surpopulation pénale, le nombre grandissant de matelas au sol, les carences en personnels de tous corps, les faits de
violence multiples ou encore la gestion compliquée de certains détenus aux profils psychologiques lourds, sont autant
d’éléments qui participent à une forte dégradation des conditions de travail. Mais au-delà de ces contraintes institutionnelles,
les agents pour la plupart nous ont fait part de leur malaise dû au manque de reconnaissance de leur travail et à certaines
formes de pressions de la direction locale, que nous avions déjà dénoncées suite aux dernières visites.
Nous avons notamment pu constater avec une certaine amertume, que malgré nos alertes répétées auprès de la direction
interrégionale, les agents sont toujours contraints d’intervenir en service de nuit pour réaliser des fouilles de cellules. Cette
pratique dangereuse n’est pas conforme aux règles élémentaires de sécurité. Si le CP ANNOEULLIN est fortement impacté
par les livraisons par drones, rien ne justifie d’exposer les agents de nuit en les obligeant à intervenir en cellule pour récupérer
les colis livrés.
L’UFAP UNSa Justice dénonce avec force ces fouilles de nuit en service restreint et prévient qu’en cas d’incident grave,
l’administration pénitentiaire sera directement tenue comme responsable et les décideurs devront répondre de leurs
actes. Si la lutte contre les livraisons par drone doit être menée sans relâche, elle ne doit en aucun cas impacter la sécurité
des agents. D’autres mesures existent pour combattre ce fléau comme par exemple l’installation de volières revendiquées
par l’UFAP UNSa Justice qui empêcherait la récupération des colis, et par conséquent mettrait fin aux livraisons par drone.
La gestion du quartier arrivant a aussi été un sujet préoccupant. Ce quartier surchargé (plus de 70 détenus) accueille en
permanence un nombre important de détenus « fragiles » ou « psychologiquement instables » dont la prise en charge
nécessite une approche différente et des soins particuliers. S’il est effectivement compliqué d’affecter ces détenus en
détention classique, il convient de rappeler que le CP Annœullin dispose d’un quartier SMPR permettant de gérer ce type de
population pénale spécifique, mais malheureusement très peu de détenus y sont affectés. Il est quand même déplorable de
disposer d’un SMPR et de ne pas mettre à profit les cellules disponibles. Dans ce cas, autant récupérer ces places et les
réattribuer à la détention en créant un véritable quartier « vulnérables ».
L’Union régionale UFAP UNSa Justice alerte à nouveau la direction interrégionale sur le climat inquiétant
qui règne sur le CP ANNOEULLIN, se traduisant inévitablement par de nombreux contentieux entre certains
agents et la directrice mais aussi par une perte de motivation générale des personnels blasés par le
management toxique qu’ils subissent. (Absentéisme important, demandes de mutation sur d’autres
structures, multiplication des recours hiérarchiques ou administratifs…).
L’Union Régionale UFAP UNSa Justice remercie les personnels pour l’accueil chaleureux qui nous a été réservé et leur
assure que nous resterons attentifs aux difficultés qu’ils rencontrent dans l’exercice de leurs missions.
Pour l’Union Régionale de l’UFAP UNSa Justice des Hauts-de-France
L’UFAP UNSa Justice, Unie, Dynamique, Tournée vers l’avenir
