S’il convient de saluer la disponibilité et la présence de la cheffe d’établissement auprès de ses personnels, force est de constater qu’à Bois-d’Arcy, tous les « voyants » ne sont pas au vert. Derrière les discours officiels, un adage semble avoir trouvé un écho particulier : « L’Hypocrisie est le début de la Civilisation ». Mais ici, cette « civilisation » atteint un degré de raffinement si toxique qu’elle menace l’équilibre même de notre climat de travail.
Le théâtre du double discours
Il est saisissant d’observer avec quelle aisance une responsable de secteur peut partager un repas convivial avec sa supérieure, pour s’employer, l’instant d’après, à la critiquer avec virulence en coulisses. Ce mode de fonctionnement, désormais bien rodé, ne s’arrête pas là. L’entraide, valeur pourtant fondamentale, se voit dévoyée : la main tendue par un collègue pour pallier des carences devient un prétexte à grief, sitôt qu’un appel téléphonique permet de livrer une version opportunément réarrangée des faits à une interlocutrice choisie avec soin.
Le mécanisme du « Triangle de l’Hypocrisie »
La scène est immuable : la confidente du déjeuner transmet l’information à l’échelon supérieur, et c’est alors qu’entre en scène la « vigie du grand quartier ». Toujours prompte à scruter les écrans, elle semble croire que la réalité complexe du terrain peut se résumer à quelques angles de caméra. Ce mécanisme parfaitement huilé repose sur trois piliers délétères : une parole lisse autour d’un plateau-repas, une plainte ciblée par téléphone et une surveillance à distance érigée en vérité absolue.
Au-delà des masques : un appel au professionnalisme
À force de jouer des rôles, certains finissent par confondre l’administration avec un décor et leurs collègues avec de simples figurants. Alors que la « vigie » s’apprête à partir vers de nouvelles fonctions, espérons qu’elle emporte le mépris dans ses valises et que son futur établissement dispose d’un système de vidéosurveillance aussi « performant » que le nôtre.
Âmes sensibles : S’ABSTENIR !
Il est temps de mettre fin à ces faux-semblants. Les ambitions de carrière et les manœuvres de l’ombre ne doivent plus remplacer le travail réel, la loyauté et l’engagement. Briller sans agir, en piétinant les autres, est incompatible avec une institution fondée sur la méritocratie. Aujourd’hui, les projecteurs éclairent autre chose que les écrans de contrôle : ils révèlent des comportements qui doivent impérativement céder la place à la coopération, au respect et au professionnalisme.
À bon endenteur…
Jean-Joseph BELMANT
Permanent UFAP Bois d’Arcy