Ce jeudi 18 juin 2026, lors de l’appel du matin à la MAH3, un détenu a refusé d’obtempérer aux injonctions du personnel avant de sortir de force de sa cellule en bousculant un surveillant.
Face à son refus de réintégrer sa cellule, un gradé est intervenu pour rétablir l’ordre, l’individu l’a alors giflé. Grâce au professionnalisme exemplaire et à la réactivité immédiate des agents présents, le détenu a été maîtrisé et conduit au quartier disciplinaire.
UN QUOTIDIEN DEVENU INTENABLE
Cette agression n’est malheureusement pas un fait isolé. Elle s’inscrit dans un contexte quotidiennement dégradé, marqué par une surpopulation pénale record et des conditions de détention qui se détériorent de jour en jour.
Pour couronner le tout, l’épisode de canicule actuel agit comme un multiplicateur de tensions. Les cellules suroccupées se transforment en véritables cocotte-minute. La promiscuité, l’étouffement thermique et l’exaspération créent un climat explosif où les risques d’incidents majeurs et d’agressions montent en flèche.
Les personnels pénitentiaires sont en première ligne. Ils continuent d’assurer leurs missions au péril de leur intégrité physique. Jusqu’à quand ?
L’UFAP UNSa Justice exige des actes !
L’UFAP UNSa Justice rappelle une vérité mathématique : chaque détenu supplémentaire dans un établissement déjà saturé accroît le risque pour la vie des agents.
• Aux magistrats : Combien d’agressions faudra-t-il encore avant une réelle prise de conscience de l’urgence ?
• À la direction : Pas question de brader la sécurité des personnels pour gérer la surpopulation dans les prisons !
L’UFAP UNSa Justice apporte un soutien indéfectible au collègue agressé et félicite l’ensemble des agents pour leur sang-froid et leur professionnalisme.
L’UFAP UNSa Justice exige des réponses concrètes, immédiates et des sanctions disciplinaires et judiciaires d’une fermeté exemplaire.
L’UFAP UNSa Justice restera particulièrement vigilante quant aux suites données à cette affaire. Nous continuerons à alerter, dénoncer et agir tant que la sécurité de ceux qui servent l’État ne sera pas pleinement garantie.
Par le bureau local UFAP UNSa Justice
CHEKHAD Nadia et NAVARRO Ludovic