Organisation Syndicale Multi-Catégorielle

NOUVEAU DRAME À LA MAISON D’ARRÊT DE NÎMES

Le 28 mars 2026

Ce matin, lors de l’appel de 7h, notre collègue a fait la macabre découverte d’un détenu inanimé dans sa cellule, ne répondant à aucune sollicitation. Face à cette situation dramatique, l’agent a immédiatement donné l’alerte et entrepris un massage cardiaque avec sang-froid et professionnalisme. D’autres collègues sont venus le renforcer jusqu’à l’arrivée des secours.

Malheureusement, ces derniers n’ont pu que constater le décès de la personne détenue.

Selon la presse, le détenu présentait d’importantes blessures laissant fortement supposer à des violences subies par ses codétenus. Une enquête judiciaire est en cours.

SURPOPULATION = DANGER DE MORT

Ce drame n’est pas un fait isolé. Il est la conséquence directe d’une situation devenue intenable et irresponsable :

659 détenus pour 263 places théoriques sur les bâtiments hommes

Soit près de 250 % de surpopulation

Soyons clairs, si l’administration ou plus largement l’Etat avait fait respecter la règle de l’encellulement individuel, ce détenu serait probablement encore en vie aujourd’hui.

DES AGENTS À BOUT DE SOUFFLE

Les personnels pénitentiaires sont épuisés, usés, abandonnés :

  • Charge de travail incompressible / conditions de travail indignes
  • Rappels incessants / Heures supplémentaires non rémunérées au-delà des plafonds

Personne n’entend leur souffrance.

NOS EXIGENCES SONT CLAIRES

L’UFAP Nîmes exige immédiatement :

Un désengorgement réel de notre structure

Un apport en personnels à la hauteur des besoins réels de notre établissement

Que les 9 postes non pourvus à la mobilité soient attribués aux sorties d’école de l’ENAP prévues en Avril et Mai

Le déplafonnement et le paiement des heures supplémentaires au-delà des 108h

L’UFAP UNSa Justice de Nîmes déplore ce nouveau décès et félicite les agents et gradés pour leur professionnalisme exemplaire malgré des conditions de travail dégradées. Nous apprécions également l’arrivée rapide de la direction et l’officier d’astreinte qui ont pu prendre le relai dans la gestion de l’incident.

L’UFAP UNSa Justice de Nîmes demande une prise en charge psychologique des personnels intervenus sur l’incident ainsi que des félicitations à la hauteur de leur engagement.

Assez de paroles, des actes !

L’administration doit agir et maintenant. Chaque jour qui passe sans décision est un risque supplémentaire qu’elle laisse encourir aux agents et aux personnes détenues.

L’UFAP Nîmes – mobilisée et déterminée                                                                                                               Le bureau local UFAP

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