Carcassonne le 20 juin 2026
Comme nous le redoutions et comme nous le dénonçons depuis trop longtemps, la maison d’arrêt de Carcassonne souffre d’une surpopulation chronique, à l’image de nombreuses prisons françaises.
Nos détentions sont devenues de véritables poudrières.
La preuve en est : ce samedi 20 juin, une trentaine de détenus ont refusé de réintégrer leurs cellules afin de dénoncer leurs conditions de détention. Entre promiscuité extrême et fortes chaleurs, tous les ingrédients sont réunis pour exacerber les tensions et faire monter les risques d’incidents.
Aujourd’hui, la maison d’arrêt de Carcassonne accueille 164 détenus pour seulement 64 places. Chacun comprendra aisément qu’une telle situation est devenue totalement ingérable, tant pour les personnes détenues que pour les personnels qui assurent quotidiennement leur mission dans des conditions de plus en plus difficiles.
Plus inquiétant encore, aucune réponse concrète ne semble être apportée à cette situation. Une administration déjà sous tension peine à faire face, tandis que les dispositifs susceptibles de soulager durablement les établissements pénitentiaires, notamment les alternatives à l’incarcération, demeurent insuffisamment utilisées.
Or, chaque année, la période estivale s’accompagne d’une hausse des écrous et d’une augmentation des températures au sein de nos établissements. Face à cette réalité, notre inquiétude ne cesse de grandir.
Nous espérons que les incidents à venir resteront comme aujourd’hui sans conséquences humaines.
Le bureau local UFAP-Unsa Justice salue le professionnalisme et le sang-froid des agents en service, ainsi que l’intervention des ERIS de Toulouse, qui ont permis un retour au calme sans qu’aucun personnel ne soit blessé.
Pour le bureau local UFAP-Unsa Justice Il est temps que les alertes répétées des personnels soient enfin entendues. Avant qu’un drame ne vienne rappeler ce que chacun sait déjà : la surpopulation carcérale met en danger la sécurité de tous.
Le bureau local