Le 24 mars 2026
Encore une fois, une extraction judiciaire a été montée dans des conditions qui ne sont pas acceptables.
Des agents et des gradés fatigués, usés par l’enchaînement des missions, ont malgré tout dû assurer une mission longue distance avec le sérieux et le professionnalisme qu’on leur connaît. Mais ce n’est pas parce que les collègues tiennent que tout est normal.
Le 24 mars, une mission a été organisée au départ de Perpignan en direction du tribunal de Paris.
Deux détenus classés tous les deux en escorte 4 ont été placés dans un seul véhicule, sans séparation, alors même qu’une telle configuration ne devrait pas exister.
À cela s’ajoute une absurdité supplémentaire : une interdiction de communication entre détenus, alors qu’ils se trouvent pourtant dans le même véhicule.
Comment cela peut-il être considéré comme sérieux ?
Comment cela peut-il être considéré comme sécurisé ?
Huit personnes dans un seul véhicule, sur une longue distance, avec des agents en gilets lourds, les bagages, les paquetages, et des conditions de transport qui n’ont rien à voir avec le niveau de risque de la mission : voilà la réalité.
Encore une fois, ce sont les agents qui compensent.
Encore une fois, ce sont les collègues qui font tenir une mission qui n’aurait jamais dû être organisée ainsi.
L’UFAP UNSa Justice PREJ Béziers salue le professionnalisme des agents et des gradés engagés sur cette extraction.
Mais il faut que cela cesse.
On ne peut pas continuer à exposer les personnels dans de telles conditions, tout en prétendant tirer les leçons des événements passés.
L’UFAP UNSa Justice PREJ Béziers dénonce cette organisation et exige que ce type de mission ne se reproduise plus.
Le bureau local UFAP UNSa Justice PREJ de Béziers
Olivier GAZE