Organisation Syndicale Multi-Catégorielle

« Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse! »

CPOS

Saran, le 15 avril 2026

La publication des résultats de la campagne de mobilité des surveillants, des brigadiers, des brigadier-chefs et majors expertises du second semestres 2025 ainsi que les notes rectificatives laissent 2 postes non-pourvus pour le CPOS. En effet, aux 10 postes publiés, il faut rajouter 12 départs pour 20 futures affectations. Deux postes avaient été attribués aux élèves de la 222ème promotion, avant d’être retirés de leur liste de propositions.

De manière fantasmagorique, le CPOS a toujours été considéré comme un établissement regorgeant de ressources. C’est pour cela que les prouesses des personnels du plus gros établissement de la DISP de Dijon semblent leur porter préjudice quand il s’agit de considérer les difficultés auxquelles ils sont exposés.

La réalité de terrain démontre que la santé, la sécurité des personnels ainsi que des conditions de travail optimales ne sont plus garanties au CPOS.

En effet, les carences en effectif ne semblent pas perturber les décideurs. Leurs décisions révèlent qu’à leurs yeux les personnels ne sont que de simples noms à poser sur une feuille d’appel. La considération de l’humain dans toutes ses dimensions est occultée en faveur des réponses aux commandes politiques.

La quantité de dossiers gérés par les personnels du SPIP milieu fermé ainsi du greffe est démesurée. La multiplication des missions sans apport d’effectif est une coutume. La reconnaissance des personnels est une utopie. L’établissement compte 180 matelas au sol sur les quartiers Maison d’arrêt Homme. Le taux d’occupation a atteint 160% avec plus de 1000 détenus hébergés. De facto, le nombre de cellules sous-dimensionnées est exponentiel. Les chiffres des services partenaires de santé signalent que 46% des détenus ont un trouble et/ou une pathologie psy. Les mouvements sont exorbitants. De plus, ils s’avèrent éreintants à cause d’une organisation de travail qui ne respecte pas la charte du surveillant-acteur ainsi que d’une organisation de service alléchante sur le papier mais irréaliste. Cette organisation de service qui est l’image de la morale d’une fable qui dit : « tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute ».

Avec ces éléments, sans être cassandre et en illustration du chemin pris par notre institution, le CPOS court à la catastrophe ! Jusqu’où faudra-t-il aller pour que les décideurs prennent conscience du péril vers lequel ils emmènent le CPOS ?

L’UFAP UNSa Justice du CPOS exige que les 2 postes retirés à la liste de propositions de la 222ème promotion des surveillants pénitentiaires soient proposés en sus des postes à la prochaine campagne de mobilité.

L’UFAP UNSa Justice du CPOS réclame un apport urgent d’effectif dans tous les corps afin d’aider les personnels à répondre efficacement aux défis imposés par la surpopulation carcérale au CPOS.

Il est politiquement correct de prôner la priorisation de la santé et de la sécurité des personnels dans des discours mais cela est vide de sens lorsque les paroles ne sont pas suivies d’actes probants.

Joseph PITA MUKUNA

Partager :

À voir aussi
Nationale

Flyer 2 : Politique Pénitentiaire

Dans la continuité de la diffusion de notre livret « Politique Pénitentiaire », ci-joint un deuxième flyer présentant nos principales revendications.  Que souhaite l’UFAP UNSa Justice pour

Régionale

NOUVELLE AGRESSION, MEME COLERE !

Le vendredi 5 juin 2026, lors du service de  nuit à la Maison d’Arrêt de Nice, un nouvel  incident grave est venu rappeler les  risques

Cliquez-ici pour modifier vos préférences en matière de cookies