Dijon, le 18/06/2026
Depuis des mois, la direction et sa bande à basile martèlent aux agents qui œuvrent au quotidien pour faire tenir la boutique, qu’ils doivent respecter scrupuleusement les pratiques de référence opérationnelle et d’avoir des pratiques professionnelles irréprochables car le cas contraire, c’est demande d’explication !
Force est de constater que ces donneurs d’ordres et de leçons ne respectent pas eux-mêmes les pratiques les plus élémentaires. Pour exemple, dernièrement, l’officier de permanence a fait fi des conduites à tenir à la suite d’une rixe
entre détenues. En effet, elle est intervenue seule, en cours de promenade, pour séparer les deux protagonistes : Dépassée par la situation, certainement en raison d’un manque d’expérience de terrain, l’officier s’est retrouvé en difficulté, mettant de facto en difficulté la collègue venue lui prêter main-forte… Espérons qu’elle ne soit pas inquiétée par la direction.
Résultat : Deux personnels blessés, ce qui aurait pu être évité ! Souhaitons-leur un prompt rétablissement.
Le bureau local espère que la direction fera preuve du même jugement accusateur et de la même impartialité envers
son officier référente des PRATIQUES PROFESSIONNELLES que celle dont elle a fait preuve à l’égard d’un brigadier-chef !
L’expérience nous a montré – encore faut-il l’avoir – les risques encourus par un agent qui entre sur une cour de promenade « la fleur au fusil », d’autant plus lorsque que celui-ci est de permanence.
A n’en pas douter que, si un brigadier-chef ou un autre officier avait agi de la même manière, ils auraient immédiatement subi les foudres de Mme la Directrice, accompagnées de brimades verbales.
Et que dire de cet officier qui a laissé sa collègue surveillante à l’hôpital !? Préférant rentrer avec une tierce personne venue la chercher plutôt que d’attendre que les collègues de nuit viennent les chercher.
Le bureau local alerte la direction sur un mode dégradé XXL qui s’est instauré sur la structure depuis quelque mois engendrant toujours plus de fatigue moral et physique propices aux risques psychosociaux pour les personnels de tout grade et corps confondu.
La formule est simple : Mode dégradé + surpopulation + dégradation des conditions de travail = cocktail explosif !!!
Et ce n’est pas le fonctionnement du service qui en est la cause mais le manque d’effectif accompagné d’un management toxique.
Autre exemple : La direction a décidé d’envoyer l’ensemble des brigadiers-chefs en formation « management » !
Pourquoi n’était-elle pas elle-même conviée ? Mais quid du service de nuit ? Une idée lumineuse a alors surgi d’une tête bien-pensante : « Eh bien, prenons le surveillant faisant fonction » MAIS qui fait partie des ELSP ! Devinez quoi ?
Une extraction médicale programmée depuis de longue date devait être assurée ! Mais pas d’ELSP pour la réaliser… Alors on envoie trois agents non armés, sans téléphone opérationnel (déchargé et pas de code de déverrouillage), sans carte d’accès au CHU, sans les moyens de contrainte prévus, sans la feuille signalétique de la détenue placée sous escorte 2 et suivie DSD ! Cela fait beaucoup là quand même, non ?
Enfin, il ne manquerait plus qu’un personnel de direction fasse sa permanence en claquettes-chaussettes…Cela serait
le pompon !!!!
Force est de constater que les irréprochables sur lesquels s’appuie la direction pour tordre le coup à ceux qui ne font pas partie du cercle vertueux ne le sont finalement pas tant que cela…
Moralité : Il n’est pas plus moralisateur que celui qui se croit au-dessus de la morale.
Le bureau local.