Ce dimanche 25 janvier 2026, les agents de l’EPM de Marseille ont une nouvelle fois été livrés à eux-mêmes. À aucun moment la direction ne s’est inquiétée de cette situation en prenant des nouvelles. Pas un seul membre de l’encadrement ou du corps de commandement n’était présent pendant les heures critiques de la journée. Ces heures où tout se joue, promenades, mouvements, surveillances sensibles…
Un officier est finalement passé… une heure dans l’après-midi. Trop peu, trop tard.
Et le samedi ? Un major était présent. Un effort, mais largement insuffisant pour couvrir les besoins d’un établissement aussi exigeant que le nôtre. Résultat ? Une journée où les agents ont dû assumer seuls des responsabilités qui dépassent largement leurs moyens. Une journée où le mot d’ordre semblait être : « Débrouillez-vous ! »
DÉTENTION À HAUT RISQUE, SANS SOUTIEN
Ce jour-là, les agents ont dû gérer :
- Un jeune sous surveillance renforcée, nécessitant des ouvertures à deux agents.
- Un jeune en risque suicidaire, où chaque minute compte.
- Un jeune sous surveillance médicale, avec un possible transfert à l’hôpital.
- Une projection (comme chaque week-end…), qui par chance, a atterri sur le toit. Mais depuis quand la sécurité des agents repose-t-elle sur la chance ?
Et tout ça, sans encadrement pour prendre des décisions rapides, sans soutien pour anticiper les crises.
UNE SITUATION INACCEPTABLE, UNE COLÈRE LÉGITIME
Encore une, ce sont les agents qui tiennent la détention, mais à quel prix ? L’absence d’encadrement n’est pas une fatalité, mais plutôt un choix de l’administration. La sécurité des agents n’est pas négociable et travailler dans l’urgence et l’isolement, c’est mettre tout le monde en danger.
Le bureau local UFAP UNSa Justice de l’EPM de Marseille EXIGE :
- Un encadrement présent et réactif tous les jours, y compris le week-end.
- Des moyens humains adaptés aux réalités du terrain.
- La fin des projections non sécurisées.
Et oui, le dimanche, tout le monde aimerait être chez soi… mais pas au détriment de la sécurité. Aucune initiative, pas d’encadrement. C’est à la direction de gérer ce problème.
Marseille, le 26 janvier 2026
Le bureau local UFAP UNSa Justice