Organisation Syndicale Multi-Catégorielle

VALENCE: AGRESSION, REFUS DE REINTEGRER !

Aujourd’hui, au Centre Pénitentiaire de Valence, une collègue a reçu un coup violent au visage, porté par un détenu en sortie de promenade.


UN COUP VIOLENT. AU VISAGE. DANS L’EXERCICE DE SES FONCTIONS.


Elle doit consulter un médecin ce jour. Et il y a fort à parier qu’elle ne sera pas en état de reprendre le travail de sitôt au regard de cet acte violent, sauf que la collègue en question veut reprendre rapidement ses fonctions afin de ne pas faire peser son absence sur les collègues.


ON ENCAISSE. ON COMPENSE. ON SE TAIT. ET ÇA RECOMMENCE.


Dans la même matinée, sur ce même quartier arrivant, un détenu a refusé de réintégrer sa cellule, provoquant un trouble et contraignant nos collègues à déclencher une mise en prévention.


DEUX INCIDENTS GRAVES A QUELQUES INSTANTS D’ECART. LE MEME ENDROIT. LE MEME JOUR. CE N’EST PAS UNE COÏNCIDENCE, C’EST UN SYSTEME QUI S’EFFONDRE !


L’UFAP UNSa Justice CP Valence apporte son soutien total, humain et syndical, à notre collègue blessée ainsi qu’à l’ensemble des agents impliqués dans ces événements. Nous sommes à leurs côtés, sans réserve, sans condition !


CE QUE PERSONNE NE DIT JAMAIS ASSEZ FORT !


Nos prisons ne sont plus seulement des lieux de détentions. Elles sont devenues le déversoir silencieux d’une psychiatrie pu- blique à l’agonie. Faute de places en hôpital spécialisé, faute de structures adaptées, faute de volonté politique, des détenus aux troubles mentaux sévères atterrissent dans nos cellules. Et ce sont nos agents qui gèrent seuls, dans des coursives déjà surpeuplées. Avec pour seul outil leur sang-froid et leur expérience accumulée au prix de leur propre santé mentale.


Le détenu qui a frappé notre collègue au visage aujourd’hui, celui qui a semé le chaos en refusant sa réintégration, ces deux individus sont gérés par des agents à qui on ne donne pas les moyens pour y faire face.


LA SURPOPULATION CARCÉRALE : LE TERREAU DE TOUS LES DRAMES.


Les chiffres sont connus. Ils sont ignorés. Dans cet environnement saturé, un détenu en crise ne peut pas être isolé correcte- ment. Il ne peut pas être pris en charge rapidement. Il explose. Et c’est notre collègue qui a reçu le coup en plein visage.


LE MANQUE DE PERSONNEL FAIT DES VICTIMES CHAQUE JOUR DANS NOS RANGS !


Notre établissement ne fonctionne plus, il survit. À coups d’heures supplémentaires imposées, de postes vacants jamais rem- placés, d’agents exténués renvoyés au front parce qu’il n’y a littéralement plus personne d’autre et qui n’ont pour eux que leur courage et leur sens du devoir.


C’EST ÇA, LA REALITE DE NOS ETABLISSEMENTS !


L’administration n’est pas dépassée par les événements, elle en a créé les conditions !


Les agents sont des professionnels abandonnés par une administration qui leur demande l’impossible sans jamais leur en don- ner les moyens ! L’UFAP UNSa Justice CP Valence exige que l’administration sorte de sa léthargie quand il s’agit de protéger ses personnels.


Voilà plus de 30 ans que l’UFAP UNSa Justice demande des établissements spécialisés pour la gestion de tels profils ! L’UFAP UNSa Justice CP Valence exige une judiciarisation de l’agression !


L’UFAP UNSa Justice CP Valence attend une réponse rapide du parquet de Valence ! L’UFAP UNSa Justice CP Valence attend des actes !

NOUS NE NOUS TAIRONS PAS, NOUS NE LACHERONS PAS, NI NOS COLLEGUES, NI CE COMBAT !


Valence le 27 mars 2026 Pour le bureau Local Fabrice SALAMONE

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